​​​​​​​« Le signe TAU avait toute la vénération et la dévotion de Saint François. Il en parlait souvent pour le recommander, l’écrivait de sa main au bas des lettres qu’il envoyait et le traçait sur lui-même avant de commencer chacune de ses actions » (St Bonaventure, Leg. Maior 2-4,9).

Une origine biblique et prophétique Le Tau est la dernière lettre de l'alphabet hébraïque. Dans l'Ancien Testament, il est mentionné dans le livre d'Ézéchiel (Ez 9,4) comme la marque apposée sur le front des pauvres d'Israël pour les sauver de l'extermination. Pour les premiers chrétiens, il rappelait la forme de la croix du Christ et symbolisait l'Omega de l'Apocalypse, signifiant le Christ comme principe et fin de toute chose.

L'adoption par Saint François L'attachement de François pour ce symbole s'est cristallisé lors du Concile de Latran IV en 1215. Le Pape Innocent III y avait commenté le passage d'Ézéchiel, affirmant que le Tau est le signe de ceux qui manifestent le rayonnement de la croix dans leur conduite. François, bouleversé, en fit sa signature personnelle et le symbole de la mission de ses frères, envoyés pour prêcher la pénitence et la paix. Il le peignait même sur les murs des cellules.

Un engagement de vie Porter le Tau n'est pas un geste superstitieux ou esthétique. C'est un engagement de vie à la suite du Christ pauvre et crucifié. Souvent fabriqué en bois, un matériau pauvre et malléable, il rappelle au fidèle qu'il doit être simple et se laisser façonner par la Parole de Dieu. Aujourd'hui, il demeure le signe de reconnaissance et d'appartenance universel à la famille franciscaine, symbolisant la conversion et la liberté intérieure.

Le Tau franciscain.
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