L’inouï de l’incarnation de Dieu dans notre humanité !
23 déc. 2025L’inouï de l’incarnation de Dieu dans notre humanité !
Comment ne pas s’émerveiller devant les illuminations, le sapin ses décorations et la crèche en ces doux temps de Noël ?
Savez-vous que le sapin est le symbole de l’arbre de vie dans le jardin du Paradis ? Les boules ornant ses branches, symbolisent les pommes de ce même arbre. Les guirlandes, à la fois le serpent et aussi les bannières louant le Seigneur et bien sûr les lumières qui donnent cette vie au sapin, annoncent celle du sauveur du monde, sans oublier l’étoile qui a attiré bergers et rois mages et nous montre le sens de notre existence.
Jésus Christ est la Vie (« Je suis le chemin, la vérité et la vie », Jn 14,6). Quoi de plus juste que la naissance du Seigneur qui prend notre humanité pour le confirmer ? Le nouvel Adam, l’Emmanuel annoncé par Isaïe, Dieu présent avec nous, est le sauveur, Jésus, venu prendre notre condition humaine. Jésus ne nous sauve pas de notre humanité mais dans notre humanité, dans notre réalité de chaque jour, parfois douloureuse, souvent fragile. Cette fragilité, cette pauvreté, Jésus va la vivre au quotidien, comme condition même de l’amour. Cette humble condition commence dès sa naissance, dans une mangeoire.
C’est cette incroyable, mystérieuse et merveilleuse descente du Très-Haut, « pain descendu du ciel » (Jn 6,41), que Saint François d’Assise a voulu revivre et partager avec les habitants de Greccio, lieu de la 1ère crèche vivante. Ces paysans et ces bergers sont pauvres et vont vivre, en communion, ces instants où La Vie s’offre pour être reçue dans la Joie authentique et le dépouillement. Il n’y a pas de Vierge Marie ni de Joseph ni même de bergers dans la crèche. Seul le bœuf (symbole des Juifs) et l’âne (symbole des païens) sont présents sur la paille, donnant une vocation universelle à cette naissance miraculeuse. Jésus est absent de la mangeoire, symbolisant notre capacité à recevoir l’amour. François transforme la crèche en un autel sur lequel sera ensuite célébrée la Messe de Noël, préfigurant le don de cette même vie reçue et donnée gratuitement, en sacrifice, à la Croix. Le Pape François dira, lors de sa visite à Greccio : « D’une manière particulière, depuis ses origines franciscaines, la crèche est une invitation à « sentir » et à « toucher » la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation. Elle est donc, implicitement, un appel à le suivre sur le chemin de l’humilité, de la pauvreté, du dépouillement, qui, de la mangeoire de Bethléem conduit à la croix. C’est un appel à le rencontrer et à le servir avec miséricorde dans les frères et sœurs les plus nécessiteux (cf Mt 25,31-46).
Jésus, par sa vie rassemble à la même table, tout être et apporte la Paix à notre monde. Aujourd’hui encore, Dieu s’approche de chacun de nous pour y faire sa demeure… à nous de l’accueillir avec Amour, Paix et Joie. Ne nous sentons-nous pas vivants, emplis d’émotions lorsque nous entonnons avec enthousiasme, des étoiles dans les yeux, les hymnes de Noël ? C’est cette Lumière et cette vie divines qui nous habitent en communion avec notre Seigneur et en partage de fraternité les uns avec les autres.
Noël est le sacrement de la Présence. L’Incarnation du Dieu très haut qui se fait proche au point de se faire l’un de nous ! Le tout Autre devient notre prochain et même le tout proche, au cœur de notre vie et dans notre cœur même.
Comme l’ami de François, Jean qui a préparé la crèche et a été le seul à apercevoir l’enfant Jésus dans la crèche, je contemple la crèche avec tout mon être, tous mes sens et mon imagination féconde afin de me laisser rejoindre par Sa Présence dans la crèche de mon cœur.
A l’épiphanie, nous ajouterons dans notre crèche les 3 Rois Mages, attirés par l’étoile, apportant à Jésus, la myrrhe, symbole de sa mort et donc de son humanité, l’encens, symbole de sa résurrection et donc de sa divinité et l’or, symbole de sa royauté et de sa perfection spirituelle. A genoux devant ce petit être installé dans une mangeoire, les Rois Mages, ces riches souverains n’hésitent pas à s’abaisser devant ce miracle d’amour.
A notre tour, n’hésitons pas à renouveler avec ferveur notre désir de vivre la naissance de notre Seigneur, de tout notre être, comme Saint François l’a inauguré au XIIIème siècle afin de partager la Bonne Nouvelle de cette naissance miraculeuse d’un Dieu qui s’est abaissé pour prendre notre condition et nos fragilités, en toute humilité, pour nous permettre de trouver un sens à nos existences et retourner, en conscience, vers la maison du Père.
Nadine Deswasière. Noël 2025.
Renforcement de la Fraternité de Deauville, Saint Bonaventure et création d’une nouvelle Fraternité sur la paroisse de Saint Sauveur de la Côte Fleurie (Cabourg, Dozulé, Houlgate, Dives, Villers-sur-Mer…) dans le Calvados.
Rencontre autour de Saint François d’assise le samedi 17 janvier, de 17h à 19h au presbytère de Dozulé. Vous êtes tous bienvenus !
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